La Lettre du Spéléo-Club de Paris

N°152 - Février 1997

février 1997, par Spéléoclubdeparis // La lettre

Le spéléo-club de paris se prépare pour l’an 2000

Tous les deux ans, la réunion générale (=A.G.) du Spéléo-club de Paris se choisit un nouveau comité directeur, lequel élit en son sein un bureau à qui est confiée la charge des affaires du club. Le président est élu pour une période de deux ans renouvelable une fois. Hervé Lefebvre, qui occupait ce poste depuis janvier 1993, était arrivé à l’expiration de ses deux mandats et n’était plus rééligible. Au cours de la réunion générale du 25 janvier dernier, dans le local du Club alpin, le Spéléo-club de Paris a donc procédé à l’élection de son comité directeur et du bureau qui dirigera le club dans les deux ans à venir, jusqu’à l’aube de l’an 2000.

Composition du nouveau bureau

  • Président : Jean-François Pozo ;
  • Vice-président : Olivier Forgeot ;
  • Secrétaire général : Daniel Teyssier ;
  • Trésorier : Patrick Marquet* ;
  • Secrétaire adjoint, chargé du matériel : François Bouillier* (* fonction inchangée).

Membres du comité directeur (outre les membres du bureau)

Claude Chabert, Jacques Chabert, José Leroy, Hervé Lefebvre, Olivier Morin, Philippe Morverand, Charlie Sterlingots, Jasmine Teyssier.

L’éloignement du président sortant, Hervé Lefebvre, retenu par ses activités professionnelles à 750 km de la capitale, avait entraîné un relâchement temporaire du dynamisme du club. La nouvelle équipe doit donc se mettre à la tâche sans plus attendre. Elle devra s’attacher à recentrer l’activité du club sur les sorties et les explorations, renforcer la politique d’accueil de manière à trouver des forces nouvelles. Les premières décisions qui ont été prises ¿ notamment l’élaboration d’un calendrier de sorties, présenté ici jusqu’au début mai ¿ laissent bien augurer de la suite des événements.

Un jeune président

En la personne de Jean-François Pozo, 27 ans, c’est un jeune président que le club a élu à sa tête. Certainement même le plus jeune qu’il ait connu tout au long de sa longue histoire qui remonte, rappelons-le, à... 1936.

Jean-François, qui est entré au club en 1989, a eu le temps , par sa présence régulière aux réunions de notre comité directeur depuis plusieurs années, de se familiariser avec les particularités de notre institution où il est unanimement apprécié pour sa pondération. Mais c’est avant tout un spéléologue actif et entreprenant. Dès les premiers mois de sa présence au club, il s’est fait connaître par les explorations sous-glaciaires qu’il a organisées¿ Bossons, Argentières, mer de Glace... En mai 1990, il présentait au cours d’une conférence cette spéléologie différente qui demande la mise en oeuvre d’une technique adaptée. Des articles dans Grottes & Gouffres et dans Paris-Chamonix (mars 93) sont venues compléter cette présentation. Il a également été l’un des membres les plus actifs de l’expédition 1993 en Chine. On pourra lire dans notre prochain bulletin un texte qu’il a rédigé sur la grotte du Tigre volant, une cavité de la vallée de la Piduhe qu’il a explorée et topographiée.

Au club alpin les urnes n’ont pas chômé

Au cours de l’assemblée générale du Club alpin français d’Ile-de-France, le 16 janvier dernier, ont eu lieu les élections du comité directeur. Monique Rebiffé a été reconduite dans ses fonctions de présidente. Elle aura à ses côtés Henri Luksenberg (secrétaire général), Claude Dubois (sec. gal. adjoint), Jean Detchémendy (trésorier), Michel Clémenceau (vice-président, chargé de la communication) et Alfred Wohlgroth (v.-p. administratif).

A Lourdes, les 1er et 2 février 1997, s’est déroulée l’assemblée générale du CAF national. On y a vu l’accession à la présidence du Savoyard André Croibier qui remplace Fernand Fontfreyde, de Lyon. Au cours de cette même réunion, notre camarade Philippe Morverand, ancien président de notre club, a été élu au comité directeur national pour l’olympiade à venir. Signalons que Philippe est par ailleurs président de la Commission nationale de spéléologie du CAF et délégué technique régional (DTR) pour notre région.

Le record de seine et marne de nouveau battu

On se souvient qu’une expédition internationale s’était attaquée avec succès au record de la plus longue grotte de Seine et Marne en plaçant en tête de liste, le 17 février 1996, la caverne des Brigands (forêt de Fontainebleau, secteur d’Apremont) qui, avec 93 m, détrônait la grotte du Bourrelier (Buthiers, 88 m). C’est également à Buthiers que se situe la nouvelle cavité lauréate, la caverne des Catacombes, dont le développement, après l’exploration du 26 octobre dernier, totalise le chiffre de 115 m. Ont participé à cet exploit, toujours sous la conduite de Claude Chabert, Nicky Boullier, Olivier Forgeot, Hervé Lefebvre, José Leroy, Marie-Claire Moineau et, pour apporter l’indispensable dimension internationale à l’événement, notre camarade américain, David Brison. Ce dernier, musicien passionné de spéléo-musicologie, a donné un concert de flûte dans la grotte du Bourrelier en interprétant cinq de ses compositions.

Une plume de poids

Pierre Carlier, qui sera notre hôte lors de la visite des souterrains de Pontoise, ville natale de Martel, nous précise que la souscription pour La Plume et les Gouffres, le livre rassemblant la correspondance de Martel, est prolongée jusqu’au 15 février (280 F). Voir Lettre de décembre. Une précision : le livre pèse 4,6 kg !

Spéléologie au pays des glaces éternelles

Le n° de décembre de l’hebdomadaire VSD présente en images l’expédition spéléo-glaciologique que l’équipe dirigée par Janot Lamberton a menée au sud-ouest du Groenland en août 1996. Descente de moulins à -150, plongée sous-glaciaire et micro-organismes prisonniers des glaces étaient au rendez-vous. Des mesures sur l’écoulement des glaces ont été effectuées par Luc Moreau de l’Institut de géographie alpine, institution que notre club connaît bien pour y avoir organisé les Journées Pierre Chevalier. De belles images. A suivre. LE TIMBRE DU MOIS

Les grottes d’Amboni en Tanzanie. Des grottes inconnues dans un pays bien peu parcouru par les spéléologues. Cette série de 4 timbres( 1991) est très difficile à trouver (l’exemplaire reproduit ici vient de la collection de David Brison). Si vous avez quelque idée sur les moyens de se la procurer, n’hésitez pas à prévenir le rédacteur...