La lettre du Spéléo-Club de Paris

N°296 - Juin 2011

Mercredi 15 juin 2011, par Spéléoclubdeparis // La lettre

Gros succès pour la fête de la spéléologie aux buttes-chaumont

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Affiche réalisée par Audrey Beauduc

Le dimanche 19 juin, le Comité départemental de spéléologie de Paris (CDS 75), sous la direction dynamique de son nouveau président, Thomas Lecoq, a renouvelé l’expérience de 2010 en investissant le parc des Buttes-Chaumont, avec le soutien de la Mairie du 19ème arrondissement, pour la Journée départementale de la spéléologie et du canyon.

De nombreux membres de clubs de l’Île-de-France s’étaient joints aux spéléologues de la capitale pour animer les ateliers de pratique spéléologique ouverts gratuitement aux Parisiens. Le plus spectaculaire d’entre eux était la tyrolienne installée au sommet de l’île depuis le temple de la Sibylle, kiosque inspiré par le temple de Vesta à Tivoli (Italie). On y passait à grande hauteur et à vive allure audessus du lac pour une dénivellation de quelque 30 mètres. Les enfants de 4-8 ans avaient à leur disposition une petite tyrolienne qui connut elle aussi une forte affluence. La passerelle métallique accédant à l’île par l’ouest permettait une brève initiation aux techniques de progression verticale sur corde. Le “seul canyon de France accessible en métro”, celui aboutissant dans la grotte des Buttes-Chaumont, était équipé d’un rappel guidé. On pouvait également arriver dans cette belle cavité artificielle après une descente plein vide d’une vingtaine de mètres.

Environ 550 personnes, enfants et adultes, ont pu profiter de ces installations en toute sécurité pour leur plus grand plaisir. Les spéléologues ont ainsi, en vraie grandeur, fait la démonstration de la sûreté des techniques spéléologiques et donné une image positive de notre activité.

Le Spéléo-club de Paris a apporté un soutien appuyé à l’événement avec la présence active de Jacques Beilin, Sabrina Mazon, Rémy Teppaz, Claudia Togoe, Nicolas Aymard, Jérôme Ashoori, Nicolas Gibelin, Isabelle Miégeville et du rédacteur de cette Lettre. Notre vice-présidente, Audrey Beauduc, qui vient d’épouser Christophe Racine, a descendu la grande tyrolienne en robe de mariée sous les applaudissements du public !

Les anartistes en suisse

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La réunion de l’ANAR, association qui rassemble les anciens responsables de la Fédération française de spéléologie s’est tenue en Suisse, dans la station de sports d’hiver des Rasses, près de Sainte Croix, à l’invitation de l’association-sœur locale, l’ANAR CH dont l’accueil fut en tous points remarquable.

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Glacière de Monlési

Ce fut l’occasion de visiter des lieux souterrains ne manquant pas d’attrait, les mines de Baulmes (pierre à ciment) et de la Presta (asphalte), la Cave Noire, une petite grotte s’ouvrant dans la falaise des Aiguilles de Baulmes. La glacière de Monlési est un gouffre qui conserve un glacier souterrain toute l’année. La descente dans les parties basses du glacier nécessite l’emploi du matériel spéléo.

Participants du Spéléo-club de Paris (en y ajoutant des anciens), Daniel et Françoise Dairou, Jacques et MarieAnge Chabert, Nicky Boullier-Chabert, Jean-Claude Lalou.

Le destin international de la bibliothèque de claude chabert

Claude Chabert, au cours de sa longue carrière de spéléologue, avait constitué une des plus riches bibliothèques spéléologiques de France. Son épouse, Nicky BoullierChabert, qui fut longtemps membre de notre club, a choisi de faire don de cette collection exceptionnelle à ses amis italiens. En avril dernier, Paolo Forti, chercheur et spéléologue connu mondialement, ancien président de l’Union internationale de spéléologie, accompagné de Michele Sivelli, bibliothécaire du Centro italiano di Documentazione Speleologica, a emporté à l’Université de Bologne environ les trois quarts de l’ensemble, livres, revues et documents divers qui sont venus s’ajouter aux quelque 36 000 ouvrages de la bibliothèque de la Société spéléologique italienne. Certes, l’éloignement du lieu ne rendra pas la consultation aisée pour les Français (elle n’est guère plus facile pour les Sardes ou les Siciliens...), mais cette documentation y sera soigneusement entreposée, cataloguée et restera à la disposition du public spéléologique international. Par ailleurs, les perspectives de numérisation et d’accès informatique, qui pourraient nous amener à changer notre point de vue sur l’utilisation des bibliothèques “papier”, rendent des plus intéressants ces regroupements d’ouvrages dans un cadre professionnel.

La disparition de Marie-Pascale Marquet

Devant ce décès dont la nouvelle nous a profondément touchés, nous ne pouvons que reprendre le texte écrit par notre président, Daniel Teyssier, alias Spélaion :

“ Nous avons donc perdu une "ancienne". Marie-Pascale avait tout juste dépassé la cinquantaine. À ma connaissance, Patrick et elle se sont rencontrés au Spéléo-club de Paris. C’était vers la fin des années 1980, époque des Picos et des Cantabriques, pour le club. Patrick a longtemps été notre trésorier, responsable notamment des dossiers de subvention. Avec leur mariage (en 1992), puis l’arrivée de deux enfants, on les a vus moins souvent, mais leur nom a toujours figuré à l’adressographe – sans doute avec un espoir de retour. La maladie n’a pas voulu cela... Elle aura abattu Marie-Pascale en quelque neuf mois. Une centaine de personnes, très émues, ont assisté aux obsèques. Le Spéléo-club de Paris était présent par une gerbe et par quelques-uns de ses membres. Marie-Pascale aura donc parcouru, plus vite qu’il n’est raison, le labyrinthe de l’existence. À son mari, à Corentin et Séraphine, à son frère Olivier Roux, nous souhaitons exprimer notre consternation, notre affection et dire que nous nous tenons — s’ils le souhaitent — à leur côté.”

Derniers exemplaires

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Gilles Thomas a fait l’acquisition du stock restant d’un ouvrage d’une qualité exceptionnelle, le N° 4 de la revue Lithiques Editions Créaphis (1987), consacré à la pierre de Paris. Les articles rédigés par différents auteurs traitent de la géologie du Bassin parisien, des techniques d’extraction des pierres dans les carrières, de la genèse de l’Inspection générale des carrières (IGC), de l’aménagement des Catacombes, du réservoir Montsouris et même des dessous de "l’affaire du collier" (Blake et Mortimer).

41 photos noir et blanc, 29 plans, schémas et illustrations, 156 pages. Prix 8 €. Contacter Gilles.Thomas@paris.fr. (Gilles sera présent à notre réunion du 28 juin).

Vu sur le site TerreDsens

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Flavien Amela, qui était venu nous voir lors d’une récente réunion rue Boissonade, a visité l’aven Ollivier (AlpesMaritimes), gouffre dans lequel se sont déroulées plusieurs des longues expériences de chronobiologie dirigées par Michel Siffre. Flavien propose sur son site TerreDsens une petite vidéo, à l’évidence tournée et montée bien hâtivement, intitulée Sur les traces de Jacques Chabert, où il relate sa première expérience de spéléologie réalisée sous la conduite de trois de nos amis niçois, ces spéléologues blanchis sous le harnois que sont Jean-Paul Coché, René Carlin et Britt Kling.

Le timbre du mois

En octobre 2005 l’Espagne a émis deux séries de timbres sur des activités de nature considérées comme extrêmes. L’un de ces timbres, accompagnée d’une vignette sans valeur faciale, présente la plongée souterraine (espeleobuceo) dans un cenote du Yucatan. Aucune précision donnée sur la cavité ou le plongeur.