14 juillet dans les Bauges

Mercredi 20 juillet 2011, par Jacques Beilin // Sorties

Mis en contact avec les Compagnons de la Nuit Minérale (Oise) via José, nous sommes allés explorer en ce week-end du 14 juillet les cavités à proximité d’Aillon le Jeune (73).

Mercredi 13 juillet

Départ 16h de Chelles avec Hélène, Pierre et José. Arrivé 22h30 à Aillon-station.

Jeudi 14 juillet

Courses le matin à Chambéry. L’après-midi, visite de la Tanne à Carret dans la station du Margeriaz. Beau P74 éclairé. La tête de puit étant accessible aux touristes, nous faisons le guide pour un sympatique groupe de vacanciers des Bouches du Rhône.

Vendredi 15 juillet

L’objectif de la journée est la traversée Tanne aux Cochons-Tanne du Névé. Une première équipe (Pierre, Marco, Jacques accompagnées de Christian Dodelin) part à 8h équiper la Tanne aux Cochons, le reste de l’équipe (Donald, Hélène, Sylvain, Jérémy, Xavier) devant partir un peu plus tard par la Tanne du Névé encore équipée depuis le rassemblement des Spéléos du CAF. L’approche de la Tanne au Cochons est faite depuis le parking. L’accès par la station et le sentier des tannes aurait été préférable (plus rapide et sentier plus facile). Entrée dans la Tanne aux Cochons à 9h00. Les ressauts en bas du P26-R8 doivent être shuntés en empruntant un court méandre à gauche. On arrive alors à l’aplomb du P26 (corde 80m+50m, 18 amarrages). Arrivée à la base des puits à 10h10. La descente de la rivière est relativement comfortable, le méandre n’étant jamais très étroit. Arrivée à la base des puits de la Tanne du Névé à 12h10. L’équipe de la tanne du Névé étant dans le puits d’accès à la rivière, nous devons patienter qu’ils soient tous descendus pour pouvoir nous engager dans la remontée. Nous en profitons pour manger. Nous attaquons les puits à 13h10. La remontée s’effectue sans problème particulier malgré des méandres pas excessivement larges et un équipement curieux. Sortie à 15h.

Là nous tombons nez à nez avec 2 gendarmes. Ils ont été alertés de la présence à proximité de la cavité d’un T-shirt et d’un soutient-gorge. Comme nous ne pouvons leur certifier qu’il s’agit bien des vêtements de notre coéquipière, ils se trouvent dans l’obligation d’envisager d’autres hypothèses, d’où la présence d’une équipe cynophile. Malheureusement, Hèlène s’est chargé du déséquipement de la Tanne aux Cochons ce qui fait que les gendames n’auront la confirmation qu’il s’agissait bien de ses vêtements oubliés au bord du trou que vers 18h30.

Retour au gîte et raclette bien méritée.

Samedi 16 juillet

Nous nous dirigeons vers la grotte de la Doria. Des renseignements erronés nous conduisent à chercher le départ de la vire d’accès en rive droite dans des terrains dits "variés", autrement dit instables, raides et dangereux. Au moment où nous décidons de chercher en rive gauche, un groupe de randonneurs de la région arrive et s’apprète à s’engager dans la vire aérienne (équipée d’un cable) qui permet de rejoindre la base de la cascade de la Doria. Voyant qu’ils ne sont pas équipés et que certains membres du groupe ne semblent pas très à l’aise (voire même complètement tétanisés) nous leur conseillons assez fermement de ne pas s’engager dans ce passage sans assurance. Finalement, ils renoncent et seuls deux d’entre eux vont voir la cascade.

Nous trouvons en rive gauche le départ de la vire d’accès à la grotte. Il s’agit d’une vire terreuse exposée protégée par une main courante sur broches et goujons. J’équipe la vire (corde 150m, 28 mousquetons, 3 sangles).

La cavité est une sympatique grotte horizontale parcourue par un actif terminé par des siphons. Seule une désagréable odeur d’hydrocarbure (fuel ou gasoil ?) vient ternir le tableau.

Retour au gîte et fondue savoyarde.

Dimanche 17 juillet

La pluie relativement fine au lever du jour se renforce peu à peu. Avec Pierre et Sylvain nous décidons d’aller tout de même visiter la traversée Porte Cochère-Tanne du Névé, très courte traversée initiation. Nous partons de la station du Margeriaz. Le départ côté Névé a déjà été effectué l’avant-veille. Nous équipons donc la Porte Cochère. Nous arrivons en quelques minutes au pied du ressaut de 4m menant à la Tanne du Névé. Vu le temps, Pierre et Sylvain ressortent pour aller voir le ressaut depuis le haut côté Névé pendant que je déséquipe la Porte Cochère.

Retour au gîte puis départ vers la région parisienne.