La lettre du Spéléo-Club de Paris

N°287 - Septembre 2010

Vendredi 17 septembre 2010, par Spéléoclubdeparis // La lettre

Réunion de rentrée

Aucun programme précis n’est prévu, mais nous parlerons des résultats des explorations et visites de l’été. Apportez les photos de vos activités souterraines. En attendant des présentations plus structurées, on y parlera notamment du trou des Anciens, de la Bosnie (photos des camps d’été présentées par Bruno Mégessier)... N’hésitez pas à nous apporter vos photos et autres documents.

Jasmine présentera le projet de transfert de notre bibliothèque à Orsay. Cette réunion pourra être l’occasion de se tourner vers l’avenir et de proposer des prochaines sorties.

Nous vous attendons nombreux

Camp d’été au trou des anciens

Le camp de désobstruction au Trou des Anciens dans le bois des Enseinges, commune de Francheville (Côte d’Or), s’est tenu comme prévu du 23 juillet au 2 août. Même si les espoirs d’exploration sont reportés à plus tard, cette semaine fut un grand moment de la vie du club.

En surface l’animation a été constante autour de Eynard de Crécy et de Hervé Paturel (DS), les deux responsables du treuil. Les visiteurs ont été nombreux dont Pierre Drouot, ancien maire de Francheville, et Françoise Probst, journaliste au Bien Public, qui a écrit un article sur l’opération paru le 5 août dans ce quotidien bourguignon. C’est sans doute plus de 40 tonnes de terre qui ont été remontées du fond seau par seau. Le puits accuse à présent 28 mètres de profondeur. La tâche devra se poursuivre longtemps encore, mais ce camp a montré la bonne volonté de tous. Merci à ceux (et surtout celles) qui ont assuré l’intendance de la troupe.

Ont travaillé au fond Daniel Blanchard (Dijon Spéléo), Jacques Chabert, Luc Devaux, Elsa Gasciolli, Thierry Gilles (DS), Ivan et Vlad Grenetier, Arnaud Guyot, Iris Kieffer, José Leroy, Patrick Morand, Jean-Pierre Piardon, Louis Renouard, (Abimes), Daniel et Jasmine Teyssier.

Spéléologie et archéologie

Lors du camp d’été, des contacts ont été pris avec l’archéologue Patrice Beck qui dirige les fouilles du très intéressant site moyenâgeux du bois de Cestres, à un peu plus de 2 km à vol d’oiseau du bois des Enseinges. Des perspectives de collaboration pour l’année prochaine ont été évoquées.

La bibliothèque du spéléo-club de paris bientôt transférée à orsay

Depuis plusieurs années, Jasmine Teyssier cherche obstinément une bibliothèque professionnelle qui pourrait accueillir l’important fonds d’ouvrages et de périodiques du Spéléo-club de Paris. On sait qu’actuellement le fonds, ainsi que le stock de notre librairie (c’est-à-dire des ouvrages à vendre), est entreposé chez Dominique et Elisabeth Lavaur à Mareil-Marly.

Jasmine a rencontré la conservatrice de la bibliothèque STAPS de l’Université des sciences d’Orsay (Paris-Sud XI), Michèle Pluchet, qui a accepté de prendre notre bibliothèque. Malgré la distance de la capitale, cette solution trouvée par Jasmine apporte à long terme une sécurité pour ce patrimoine que représentent toutes ces publications acquises notamment par les échanges faits au fil des ans avec notre bulletin Grottes & Gouffres (actuellement en sommeil). Il faudra prévoir un gros travail de transport de Mareil à Orsay dans les semaines à venir.

La grotte du sdragonato

De passage à Bonifacio en mai dernier, notre camarade Arnaud Guyot a visité la grotte du Sdragonato, curiosité naturelle de la Corse, une île d’origine hercynienne qui compte relativement peu de cavités calcaires. Cette belle grotte marine, à laquelle on n’accède que par la mer, s’ouvre par un porche monumental taillé dans le calcaire blanc et se prolonge par une passe menant à une salle de 50 m de diamètre percée en son sommet par une brèche qui débouche sur le plateau. Plusieurs bateaux d’une dizaine de mètres pourraient y pénétrer (un arrêté préfectoral limite l’entrée à un seul navire). Dans le fond de la salle démarre une galerie de 5 m de large dans laquelle Arnaud n’a pas eu la possibilité de prendre pied.

Le timbre du mois

JPEG - 12.7 ko

L’Institut de paléontologie humaine (IPH) est une fondation de recherche créée en 1910 principalement par Albert 1er de Monaco et un célèbre préhistorien, l’abbé Breuil. Le timbre, émission commune franco-monégasque (2010), présente, à côté des portraits des fondateurs, le siège de l’IPH, un bâtiment édifié en 1912, situé à Paris, sur le boulevard Saint-Marcel, à l’angle de la rue René Panhard. La rénovation de l’immeuble actuellement en cours mettra en valeur les hauts-reliefs du sculpteur Constant Roux, avec notamment une grotte habitée par un homme préhistorique. Le timbre nous montre également une des quelque quinze grottes de Grimaldi — ou de Balzi Rossi —, situées tout près de Menton, sur la commune de Vintimille, en Italie. Ces cavités ont connu 200 000 ans d’occupation, depuis les prénéandertaliens jusqu’aux hommes du Néolithique et ont livré de nombreux vestiges.

Vingtième rencontre d’octobre