44ème congrès de la FFS

Mercredi 26 mai 2010, par Jacques Beilin // Sorties

Le CDS84 était cette année l’organisateur du congrès annuel de la Fédération Française de Spéléologie. Ma migration estivale vers la Provence coïncidant cette année avec le congrès, j’ai décidé de m’y rendre. C’est mon premier congrès (pas très sérieux tout ça...). Le lieu choisi était le village de Sault, au coeur du Plateau du Vaucluse. La région comporte beaucoup de cavités -600 parait-il- avec une grosse dominante pour les verticales. La tendance du lieu est à alterner un série de puits avec un boyau ou un méandre -souvent assez sévère-, assez rarement une salle...

Pour une première participation, j’ai décidé de la jouer "école buissonière" et d’aller au Congrès surtout pour visiter des cavités. Parmi les cavités équipées se trouvait le Jean Nouveau, aven un tantinet vertical où l’on doit quitter la corde au moins 3 fois sur 578 m de profondeur. Le puit d’entrée (167m) avait été équipé en double, la suite en simple. Rendez-vous était pris avec Philippe Cabrejas pour y descendre samedi midi. A l’arrivée de Philippe à Sault, la rumeur publique nous informe qu’il y aurait quelques dizaines de personnes dans le trou. Je n’ai pas pu le vérifier, mais cela semble crédible vu les TPST de certains. Nous décidons donc de repousser notre visite au dimanche matin tôt.

Je pars donc en direction du Caladaïre qui est équipé jusqu’en bas du P93, soit à 166m de profondeur. Arrivé au parking, une équipe de spéléos toulonnais fini de se préparer. Nous les suivons. Le puit d’entrée est équipé en simple, le P93 en double sur une poutrelle metallique. La descente avec le puit éclairé par les spéléologues déjà arrivés en bas vaut le détour. Arrivé au pied de P93, l’équipe de Toulon me propose de les suivre car ils ont prévu de quoi équiper la Diaclase à Crans. Le passage est une succession de petits puits parfois étroits. Le dernier puit de 15 m mène -après la traversée d’un rideau de douche- à la salle à manger. Nous remontons en binômes le P93. L’ambiance y est.

Le lendemain matin, réveil à 6h pour éviter la cohue dans le Jean Nouveau. Nous entrons dans le trou à 7h30. Le puit d’entrée est fractionné ce qui fait qu’on y perd un peu la notion de la hauteur, 167 m quand même. Je pense qu’il devait falloir une bonne dose de cran pour le descendre plein pôt au treuil. La suite de la descente est une succession de puits de hauteur plus modeste. Nous sommes un peu ralentis par le groupe qui nous précède. Les puits s’enchainent. Arrivés au pied du puit de l’arraignée (80m), nous continuons dans le réseau des perles. Il s’agit d’un réseau assez joli. Arrivé au lac, nous remontons immédiatement pour éviter d’être coincés par des cordées descendantes. Une fois dans le rythme, la remontée se poursuit tranquilement. Il y a finalement moins de monde que prévu et donc assez peu d’attente pour se croiser. Nous sommes ralentis dans le puit d’entrée par un groupe de l’EDS13 qui a fait seulement le puit d’entrée. Sortie à 13h. José nous avait déposé le matin à l’entrée du trou. Nous avions juste oublié de vérifier que le portable passait pour l’appeler pour venir nous rechercher. Hélas, ce n’est pas le cas. Des spéléos des Hautes-Alpes nous prennent en stop jusqu’au congrès.

Le soir a lieu le repas de gala. Lundi matin, les groupes quittent progressivement le rassemblement. N’ayant que 45 km à parcourir pour rejoindre mon lieu de séjour, je pars en début d’après midi.

Pour résumer, un congrès bien sympa. Un gros travail de l’équipe d’organisation. Plein de rencontres et de discussions intéressantes. Merci encore aux Varois de m’avoir invité à les suivre au Caladaïre.